Bio

Je suis le papa fier de 3 jeunes adultes. 2 filles et un garçon. Je les adore et les encourage de quelque façon que je puisse. Non pas en essayant de leur imposer mes choix ou ma philosophie de la vie (même si j’espère évidemment qu’ils en adopteront certains aspects), mais en aspirant à être un enseignant bienveillant, un guide attentionné. Un père qui partage avec eux son expérience de la vie du mieux de ses possibilités.

Ayant vécu de nombreuses années en Angola et passé beaucoup de temps en Asie du Sud-Est – surtout au Japon – m’a exposé à des cultures totalement différentes et des visions de la vie fort divergentes par rapport à celles de ma propre expérience.

l’Holocauste

Mes parents étaient juifs – je le suis donc également – tous deux des survivants de l’holocauste. Ma maman n’a presque jamais abordé le sujet de ses expériences horribles durant la Seconde Guerre mondiale. J’ai toujours cru que mes parents étaient des personnes plutôt fermées. Au fil du temps, je tends à penser qu’ils n’en parlaient presque pas à la maison, dans le but de me protéger, de me préserver de ce sujet douloureux.

Mais mon papa, avec qui j’ai collaboré de très près, m’en parlait occasionnellement. Il partageait alors avec moi les sentiments de peur, d’anxiété, de solitude et d’incompréhension qu’il a ressenti au cours de la seconde guerre mondiale. Ceci a forgé une véritable fascination en moi pour l’holocauste.

Jusqu’à ce jour, je ne saisis toujours pas comment une telle abomination a pu se passer au cœur de l’Europe. Un continent au sommet de son développement culturel vivant une descente rapide en enfer. Non seulement pour les juifs. Mais bien d’une façon unique et distincte, le peuple juif étant la cible d’une politique génocidaire.

Ce qui me tourmente véritablement encore, après toutes ces années, est de concevoir comment il est possible pour les masses de sombrer dans une telle hystérie haineuse. Mais bien plus encore, comment les élites culturelles et intellectuelles peuvent être séduites par le fascisme et le racisme.

Si vous restez neutre dans des situations d’injustice, vous avez choisi le côté de l’oppresseur“, a déclaré Desmond Tutu. C’est une règle à laquelle nous devrions être en mesure de soumettre les soi-disant élites de notre société, non?

Mon engagement sociétal m’a amené à faire partie des sponsors du musée de l’holocauste Belge, dans la caserne Dossin à Malines.

L’humanisme, la tolérance et la fraternité doivent prévaloir.

L’histoire de l’holocauste m’a appris des choses innombrables. Tout d’abord, que notre démocratie est vulnérable et peut dégénérer bien plus rapidement qu’on ne l’imagine. En outre, que le racisme et la discrimination, qu’ils soient fondé sur l’origine ethnique, la croyance religieuse ou l’orientation sexuelle, sont toujours inacceptables.

Comme je vous écris ces mots, je ne peux pas ignorer la violence actuellement présente dans le monde, fréquemment commise au nom de la religion. Je ne suis pas un politicien et je n’ai pas de solutions à vous soumettre. Je respecte la foi de chacun. Tout ce que je peux ajouter en guise de conclusion est que “la tolérance est une vertu qui rend la paix possible.”

Santé et Bien-Etre

Certains ont peut-être entendu dire qu’il y a quelque 20 ans, j’ai surmonté une maladie horrible. En dépit d’être un sportif et de mener une vie raisonnablement saine, cela m’a frappé. Grâce à d’excellents soins médicaux, j’ai surmonté entièrement cette maladie (touchons du bois).

Il n’y a nul besoin de ressentir de la pitié à mon égard, étant donné que cela a eu lieu il y a environ 2 décennies déjà. Je le signale ici, afin de ne pas donner l’impression d’être secret à ce sujet. En même temps, cela me fournit l’opportunité de partager avec vous quelques conseils.

Ceux d’entre vous qui un jour vont être confronté à une grave maladie et ceux qui ont dans leur entourage immédiat une personne qui souffre d’une maladie effroyable, peuvent en tirer du bénéfice. Ce sont des choses dont je me souviens d’il y a 20 ans. Faites avec ces conseils ce qui vous plaît. Je les partage avec vous uniquement pour rendre service.

  • Ne demandez pas à la personne malade “Que puis-je faire pour toi?“, à moins que vous n’ayez réellement l’intention d’agir.
  • Évitez les questions relatives à la mortalité. 20 ans après cet épisode de ma vie cela m’irrite encore.
  • Ne parlez pas de votre ami / cousine / oncle qui est décédé du même type de cancer.
  • Si vous faites ou dites quelque chose de maladroit ou de fruste, présentez des excuses et reprenez le fil à partir de là. Ne réagissez pas en mettant votre tête dans le sable.

Rendre à la communauté

Ayant été béni d’une situation financière confortable tout au long de ma vie professionnelle, j’ai toujours considéré qu’il est essentiel de rendre à la société. Comme l’a dit Albert Einstein: “C’est le devoir de chaque homme de rendre au monde au moins autant qu’il en a reçu.

Epauler les gens dans le besoin n’est pas un sujet qui donne lieu à de la fanfaronnade, de sorte que ce chapitre sera court et ne sera ni exhaustif, ni explicite.

Il y a un thème auquel j’ai consacré beaucoup de temps. Le temps de chacun étant fini, parfois je vois “allouer” du temps à une organisation comme étant un geste encore plus précieux que celui de lui verser de l’argent. La plupart de mon travail bénévole était lié à des clubs de sport, en particulier des associations de karaté. Vous pourriez déjà avoir lu sur une autre page de ce site que j’ai été le président de mon club de karaté Anversois durant 12 ans.

Au sein de la communauté locale Anversoise, ville où j’ai vécu de nombreuses années, j’ai fait don de grosses sommes d’argent à plusieurs organismes de bienfaisance au fil du temps. Et j’ai également aidé directement des personnes privées dans le besoin, quand cela me semblait utile.

“Ma motivation est un fort attachement à la droiture, la justice et l’équité.”

Voilà tout ce que je tiens vraiment à dire à ce sujet.

Éthique

Le monde diamantaire est caractérisé par un très haut degré de confiance informelle. Les outsiders sont souvent surpris par le fait que des transactions à haute valeur – vous pouvez certainement imaginer que le commerce des diamants implique habituellement des montants importants – sont scellés par une poignée de main accompagné de l’expression du mot Yiddish ‘mazal’.

mazal

Mazal est généralement utilisé dans sa signification de ‘chance’. En Hébreu, on dit ‘J’ai eu du mazal aujourd’hui’, ce qui signifie ‘j’ai eu de la chance aujourd’hui‘. Le mot mazal ou mazel signifie littéralement ‘un ruissellement d’en haut’. Mazal peut avoir des connotations différentes en fonction de son contexte, mais elles sont toutes connectés à cette définition, quelque chose ruisselant d’en haut. Mazal est également le terme utilisé dans la mystique juive pour décrire la racine de l’âme. Dans le commerce du diamant, le mot est utilisé comme un amalgame de ‘chance’ et de ‘félicitations’.

Tout au long de ma vie, j’ai opéré dans un secteur où la parole est sacrée. Il n’ y a (presque) pas d’accords écrits pour sceller les deals dans le monde du diamant. Le commerce est tout à fait édifié sur la confiance. Par conséquent, fondé sur la réputation du diamantaire et sur un comportement véritablement éthique.

Un autre aspect est l’approvisionnement éthique des diamants. Pendant toutes les années au cours desquelles je travaillais en étroite collaboration avec le gouvernement Angolais, j’ai vu des concurrents moins scrupuleux se rendre – littéralement – dans des zones de conflit, afin d’acheter des diamants de conflits auprès de chefs de guerre locaux. Grâce à cette stratégie d’achat, tout à fait contraire à l’éthique, ils ont souvent été en mesure de me saper sur le marché. Ceci est en partie ce qui m’a conduit à la niche supérieure du marché du diamant taillé. Cela m’a également exhorté à devenir un précurseur des diamants ‘ideal make’. Une technique à travers laquelle, en sacrifiant une partie du poids potentiel d’un diamant à la taille, on obtient l’éclat le plus élevé que possible dans une pierre. Cet ‘ideal make’ correspond assez bien à mon esprit perfectionniste et puriste. J’ai toujours été attiré par la grâce de la perfection. Tout au long de ma carrière, j’ai rencontré un nombre important de clients Japonais, partageant cette prédilection pour ce qui se fait de mieux.

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“La culture traditionnelle Japonaise renferme la concéption que les gens devraient aspirer à la perfection dans tout ce qu’ils entreprennent de faire. Ayant passé beaucoup de temps au Japon pour des raisons professionnelles, mon immersion dans cette culture perfectionniste m’a stimulé à exceller dans de nombreux autres domaines de la vie.”