Vue d’ensemble du marché du diamant

Les négociants actifs sur le marché du diamant ont rapporté un ralentissement des échanges de taillé au cours de la semaine du 29 mai. « Le marché est très tranquille« , a expliqué un négociant. Les nouvelles en provenance du principal marché américain étaient moroses : les ventes de bijoux en diamants ont légèrement baissé cette année. La croissance économique attendue ne s’est pas matérialisée.

Vendredi 2 juin, le Département américain du travail a publié des chiffres montrant que l’essor du marché du travail avait ralenti au mois de mai. Parallèlement, en Chine, malgré des annonces de reprise pour le marché des biens de luxe, les négociants ont affirmé que cela ne s’était pas concrétisé par des commandes plus importantes. Le principal indice PolishedPrices a clôturé la semaine en légère baisse, à 118,41 points à l’ouverture vendredi contre 118,90 points à l’ouverture lundi.

Marché du diamant brut

L’humeur semble avoir glissé vers plus de prudence dans le marché du diamant brut. Les négociants ont affirmé que la récente solidité du brut était favorisée par la limitation de l’offre de la De Beers. Le principal fournisseur de brut a réduit ses stocks au premier semestre et régulé les volumes vendus en mai. « Ils n’ont pas de marchandises à vendre« , a indiqué un négociant. Un autre, installé à Anvers, a affirmé que la récente tendance haussière du brut montrait que le marché était en surchauffe. « Une bulle est en train de se former« , a-t-il expliqué.

Entreprises et évènements

Les ventes de bijoux en diamants indiens reprennent de la vigueur après un recul de près de 9 % l’an dernier, même si la demande aux États-Unis, le plus gros marché, a ralenti en 2017, parallèlement à une croissance économique en sourdine, a expliqué la De Beers, citée par Reuters.

La demande de bijoux en diamants, globalement stable dans le monde, à 80 milliards de dollars en 2016, a masqué une hausse de 4,4 % aux États-Unis et un recul de 8,8 % en Inde. Dans ce pays, les ventes ont été perturbées par une grève des joailliers et la décision du gouvernement de retirer les gros billets de la circulation, indiquait l’article de Reuters.

De Beers

marché-du-diamant-de-beersLa De Beers, le plus gros producteur de diamants au monde en valeur, a traîné le gouvernement sud-africain devant les tribunaux, après avoir annoncé qu’un permis d’exportation lui avait été refusé par le Département des ressources minérales du pays, d’après Bloomberg. La division d’Anglo American Plc demandera également au Département d’entamer des discussions concernant l’exemption d’exportation, a déclaré la société dans un communiqué adressé par e-mail. La De Beers a refusé de faire tout autre commentaire, évoquant la procédure juridique en cours, d’après l’article.

Mountain Province Diamonds

Après seulement deux mois de production commerciale, Mountain Province Diamonds a annoncé jeudi 1er juin avoir extrait deux grosses pierres de qualité, de 84,65 carats et 53,90 carats, selon miningweekly.com. Les pierres ont été extraites en avril de la mine de Gahcho Kué, une coentreprise à 51 %/49 % entre De Beers Group et Mountain Province, située à environ 280 km au nord-est de Yellowknife, dans les Territoires du Nord-Ouest, a indiqué l’article.

Chaque mois, les associés enchérissent pour les diamants de couleur fantaisie, de 10,8 carats et plus. Mountain Province a remporté l’enchère en avril, laquelle contenait les pierres exceptionnelles. Ces diamants figureront dans la prochaine vente de la société à Anvers, en Belgique, a indiqué l’article.

Lev Leviev

marché-du-diamant-lev-levievLe milliardaire Lev Leviev, qui a fait fortune en déboulonnant l’ancien monopole diamantaire de la De Beers, vient de racheter la moitié de l’une des plus grosses mines d’émeraude en Afrique, a indiqué Bloomberg. Lev Leviev a racheté la mine d’émeraude de Grizzly dans la province de Copperbelt, en Zambie, pays voisin de la République démocratique du Congo, a indiqué par téléphone Kombadayedu Kapwanga, le directeur général de l’unité namibienne de Lev Leviev. D’après l’article, l’opération a été rebaptisée Gemcanton Investments Holdings.

Kimberley Diamonds

L’Australien Kimberley Diamonds vient de fermer sa mine diamantaire de Lerala au Botswana, évoquant de mauvaises conditions de marché. L’opération laisse 130 personnes sans emploi, a indiqué un journal local cité par Reuters. Abel Buka, coordinateur de l’organisation nationale du syndicat des travailleurs miniers du Botswana, a indiqué au journal Mmegi que Kimberley avait informé les travailleurs par courrier qu’elle arrêtait ses opérations, n’étant pas parvenue à s’entendre sur un accord de financement avec un financier chinois, d’après l’article.

Rockwell Diamonds

L’avenir de Rockwell Diamonds, la société d’extraction de diamants alluviaux du Canada, dépend de l’accélération réussie et dans les délais de sa nouvelle opération phare de Wouterspan (WTC), dans la région de Middle Orange River en Afrique du Sud, et de l’achèvement de son processus de restructuration d’entreprises mettant en place la nouvelle stratégie minière de la société, a indiqué miningweekly.com. Plus tôt ce mois-ci, une demande de restructuration de trois filiales de Rockwell, déposée dans le cadre d’une procédure sud-africaine, par opposition à une liquidation, a été accordée par un tribunal à Kimberley, a indiqué l’article de miningweekly.com.